Assurance de prêt pour fumeur : faire tomber la surprime tabac › Generali
Generali : majoration tabac habituelle entre 60 % et 100 % — assurance de prêt fumeur
Chez Generali, le tabagisme peut alourdir fortement la cotisation d’assurance emprunteur. Nous vérifions si la surprime peut être réduite, supprimée après un arrêt reconnu ou contournée par un contrat plus adapté.
Écrit par Laure Bonnefoy, assurance emprunteur.
Les points chiffrés
Generali : majoration tabac habituelle entre 60 % et 100 %
Une majoration qui peut doubler la cotisation
Dans nos relevés 2025-2026, Generali et les autres assureurs généralistes appliquent habituellement une majoration de +60 % à +100 % aux fumeurs. Cette fourchette ne permet pas de déduire le tarif final sans connaître l’âge, le capital assuré, la durée du prêt et les garanties demandées. Nous reprenons donc la proposition ligne par ligne, plutôt que de juger la seule surprime. Une base tarifaire basse peut rester intéressante malgré une majoration, tandis qu’une base élevée rend la délégation plus pertinente.
Arrêter de fumer ne supprime pas immédiatement la surprime
Notre relevé cabinet 2025-2026 fait apparaître un délai de 24 mois sans tabac ni nicotine chez plusieurs assureurs avant une possible tarification non-fumeur. Nous contrôlons la définition retenue par Generali au jour de la souscription, notamment pour la cigarette électronique et les substituts nicotiniques. Nous vérifions aussi si le délai doit être atteint avant l’adhésion ou si une nouvelle étude peut être demandée ultérieurement. La suppression de la surprime n’est jamais présumée.
La dispense médicale ne règle pas toujours la question du tabac
Le dispositif issu de la loi Lemoine, entré en vigueur le 1er juin 2022, supprime le questionnaire de santé lorsque la part assurée ne dépasse pas 200 000 € par personne et que le crédit est intégralement remboursé avant le 60e anniversaire. Ces conditions sont cumulatives et relèvent du Code des assurances, article L113-2. La question du tabagisme peut toutefois rester distincte du questionnaire médical dans le parcours de souscription. Nous examinons donc le formulaire réellement présenté par Generali, sans déduire l’absence de surprime de la seule dispense médicale.
Notre levier : comparer le coût réel à garanties équivalentes
Nous mettons la proposition Generali en regard de contrats acceptables par la banque, avec les mêmes quotités et les garanties exigées. Dans notre relevé cabinet 2025-2026, les surprimes tabac des contrats en délégation se situent souvent entre +20 % et +70 %, contre +50 % à +100 % sur les contrats groupe bancaires. Ces fourchettes ne constituent pas une promesse de tarif. Ce que nous obtenons dépend du profil déclaré et des règles de souscription applicables au moment du dossier.
Quand un risque de santé s’ajoute au tabagisme
Le tabagisme seul ne suffit pas à présumer l’application de la convention AERAS. Cette convention organise l’accès à l’assurance et au crédit lorsque le dossier présente un risque aggravé de santé. Nous vérifions son application si une pathologie ou des antécédents empêchent une couverture standard. L’obligation d’information précontractuelle et la déclaration du risque restent encadrées par le Code des assurances, article L113-2.
Ce que ça règle
- L’emprunteur qui reçoit de Generali une proposition majorée pour tabagisme et veut mesurer le coût réel d’une délégation.
- L’ancien fumeur qui approche ou dépasse 24 mois sans tabac ni nicotine et souhaite faire réexaminer sa tarification.
Ce que ça ne règle pas
- L’emprunteur qui attend une qualification automatique de non-fumeur alors qu’il consomme encore du tabac ou de la nicotine.
- L’emprunteur qui suppose que la dispense de questionnaire de santé interdit toute question distincte sur le tabagisme.
Ce que nous vérifions avant de présenter le dossier
- La définition exacte du fumeur et du non-fumeur appliquée par Generali au jour du montage.
- La prise en compte de la cigarette électronique, des substituts nicotiniques et d’un arrêt récent.
- Le délai exigé avant une éventuelle tarification non-fumeur.
- Le montant de la cotisation avant et après la majoration tabac.
- L’âge, la durée du prêt, le capital assuré et la quotité retenue.
- L’équivalence des garanties exigées par la banque avant toute délégation.
- L’application des seuils de 200 000 € par assuré et de remboursement intégral avant 60 ans.
- Le recours à la convention AERAS lorsqu’un risque aggravé de santé s’ajoute au tabagisme.
Nous cherchons soit à obtenir une tarification non-fumeur lorsque les conditions sont réunies, soit à réduire le coût de la surprime avec un contrat accepté par la banque. Analyse éditoriale signée Laure Bonnefoy.
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