Mettre fin à un contrat de location implique de respecter des règles strictes. L’article 15 de la loi du 6 juillet 1989 apporte un cadre détaillé à la résiliation du bail, tant pour le locataire que pour le bailleur. Bien plus qu’une simple formalité, il structure les délais, les formes de notification et les motifs valables de congé. Comprendre ces dispositions permet d’éviter bien des litiges.
| 👥 Locataire | 🏠 Propriétaire | 📌 En bref |
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– Résiliation à tout moment 🔓 – Préavis 3 mois (standard)⏳ – Préavis réduit à 1 mois dans 7 cas spécifiques ✅ – Lettre RAR, huissier ou remise en main propre 📬 |
– Résiliation uniquement à l’échéance ⌛ – Préavis : 6 mois (vide), 3 mois (meublé) 📅 – Motif obligatoire : reprise, vente, impayés, etc. 🔍 – Possible expulsion en cas de non-respect 🔐 |
✅ Protection locataire renforcée ✅ Congé encadré = sécurité juridique ❗ Nullité du congé si procédure mal respectée 🔄 Favorise mobilité & stabilité locative |
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📊 Évolutions fiscales (2025) – Suppression CVAE repoussée à 2030 🗓️ – Contribution exceptionnelle en 2025 : taux max 0,28 % 💸 – Extension lois fiscales antérieures dès 2024 🧾 |
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Article 15 loi du 6 juillet 1989 : que prévoit-il pour la résiliation du bail ?
Congé donné par le locataire : souplesse et préavis modulable
Un locataire peut quitter le logement à tout moment durant le bail en respectant un préavis. Par défaut, ce délai est de trois mois pour un logement vide. Pour un logement meublé, ce délai passe à un mois, selon d’autres dispositions de la même loi.
Le préavis peut être réduit à un mois dans certaines situations spécifiques reconnues par la loi : attribution de logement social, mutation professionnelle, perte d’emploi ou reprise d’un emploi, obtention d’un premier contrat de travail, ou encore si le logement est situé en zone tendue.
La demande de congé doit être notifiée par lettre recommandée avec accusé de réception, remise en main propre contre émargement ou par acte d’huissier. Aucune justification n’est requise pour donner congé, sauf si vous sollicitez un préavis réduit.
Congé donné par le bailleur : des conditions strictes et encadrées
Un propriétaire-bailleur ne peut résilier un bail qu’à son échéance, en respectant un préavis fixé à six mois avant la fin du contrat pour les logements vides, et trois mois pour les logements meublés.
AdministrationComment se connecter à votre compte webmail ac-nantes ?La demande de résiliation par le bailleur doit s’appuyer sur un motif légal reconnu :
- Reprise du logement pour y habiter ou y loger un proche.
- Vente du bien immobilier loué.
- Motif légitime et sérieux, comme des impayés de loyer ou troubles du voisinage.
« Le congé n’est valable que s’il respecte l’un des motifs énumérés à l’article 15 de la loi du 6 juillet 1989. Tout congé donné sans motif peut être contesté par le locataire. » (Source : Article 15 de la loi n°89-462)
En cas de non-respect des formes (délais, notification, motifs), le congé est invalide. Le bail est donc reconduit automatiquement.

Location meublée : des différences à connaître
Dans les baux meublés, le préavis du bailleur reste de trois mois avec obligation de le justifier. Pour le locataire, il reste libre de quitter le logement avec un préavis d’un mois, sans obligation de justification (sauf s’il demande la réduction).
Le congé, qu’il vienne du locataire ou du bailleur, ne prend effet qu’à l’échéance du bail. Entre-temps, toutes les obligations contractuelles perdurent.
Respect de la procédure : un gage de sécurité juridique
L’article 15 encadre minutieusement les modalités de congé pour prévenir les abus. La procédure doit donc être suivie à la lettre :
| Acteur | Préavis | Motif obligatoire ? | Forme requise |
|---|---|---|---|
| Locataire (vide) | 3 mois (ou 1 mois suivant situation) | Non (sauf préavis réduit) | Lettre recommandée, huissier ou remise |
| Locataire (meublé) | 1 mois | Non | Idem |
| Bailleur (vide) | 6 mois | Oui (reprise, vente, motif légitime) | Lettre recommandée, huissier ou remise |
| Bailleur (meublé) | 3 mois | Oui | Idem |
Des règles non respectées peuvent entraîner la reconduction tacite du bail, voire des recours judiciaires. La loi protège avant tout l’occupant, tant que ses obligations sont respectées.
Conséquences pratiques de l’article 15 de la loi du 6 juillet 1989
Au quotidien, ce dispositif apporte de la stabilité contractuelle. Il permet au locataire de se libérer d’un engagement locatif en cas de changement de situation, et offre au bailleur une visibilité sur les conditions de reprise ou de vente.
AdministrationComment se connecter à votre compte webmail ac-dijon ?Autre avantage : la loi fixe des règles claires pour éviter les malentendus et litiges, très fréquents lorsque les congés sont mal exprimés, envoyés hors délais ou avec des motifs inadaptés.
Ce qu’il faut retenir sur les ajustements fiscaux de l’article 15 via la Loi de Finances
La CVAE et ses effets sur les baux locatifs
Bien que l’article 15 traite directement de la relation locative, certaines modifications fiscales influent indirectement sur le contexte économique des bailleurs, dont la suppression progressive de la CVAE (Cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises).
Selon l’article 46 de la Loi de Finances 2025, la suppression complète est repoussée au 1er janvier 2030, avec une contribution complémentaire instaurée dès 2025 :
- Taux maximal CVAE : 0,19 %.
- Contribution exceptionnelle : taux effectif porté à 0,28 %.
Les effets se répercutent sur les stratégies patrimoniales des bailleurs ou SCI, notamment dans la location d’habitation assimilée à une activité professionnelle.
« Ces ajustements fiscaux prolongent, indirectement, la portée de l’article 15 dans l’écosystème locatif en affectant les acteurs économiques concernés. »
La fiscalité n’a pas modifié les modalités de congé, mais renforce la nécessité d’une gestion locative anticipée et conforme au droit.





