LMNP : Quelles sont les nouveautés de la loi de finances 2021 ?

LMNP : Quelles sont les nouveautés de la loi de finances 2021 ?

Les principales évolutions du régime LMNP

Le régime LMNP (Location Meublée Non Professionnelle) est un dispositif fiscal permettant aux propriétaires de biens immobiliers meublés de bénéficier de certains avantages fiscaux. Ce régime a connu plusieurs évolutions au fil des années, visant à le rendre plus attractif et à mieux encadrer cette activité locative. Dans cet article, nous allons passer en revue les principales évolutions du régime LMNP.

1. Élargissement du champ d’application

La première évolution majeure du régime LMNP a été l’élargissement du champ d’application. Auparavant, seuls les loueurs en meublé non professionnels percevant moins de 23 000 euros de revenus annuels pouvaient bénéficier de ce régime. Depuis 2017, ce seuil a été porté à 70 000 euros, ce qui a permis à un plus grand nombre de propriétaires de louer leurs biens meublés en bénéficiant de ce statut avantageux.

2. Possibilité d’amortissement

Une autre évolution notable du régime LMNP est la possibilité d’amortir le bien immobilier. Auparavant, les propriétaires ne pouvaient amortir que le mobilier et les équipements compris dans la location meublée. Depuis 2019, ils peuvent également amortir le bien immobilier lui-même, sur une durée de 20 à 30 ans en général. Cette mesure permet de réduire considérablement l’impôt sur les revenus fonciers et d’optimiser la fiscalité de l’investissement.

3. Obligation de déclaration au registre du commerce

Depuis 2016, les loueurs en meublé non professionnels sont tenus de s’inscrire au registre du commerce et des sociétés (RCS) lorsqu’ils réalisent plus de 23 000 euros de revenus annuels. Cette mesure vise à mieux encadrer cette activité et à permettre aux administrations fiscales de mieux contrôler les revenus générés par les locations meublées. L’inscription au RCS entraîne également des obligations de comptabilité plus strictes pour les loueurs.

4. Déclaration au régime réel simplifié

Auparavant, les loueurs en meublé non professionnels pouvaient opter pour le régime micro-BIC, qui leur permettait de bénéficier d’un abattement forfaitaire sur leurs revenus locatifs. Depuis 2020, les propriétaires louant des biens meublés peuvent également opter pour le régime réel simplifié. Ce régime permet de déduire les charges réelles liées à l’activité de location du revenu imposable, ce qui peut être avantageux dans certains cas.

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Le régime LMNP a connu plusieurs évolutions au cours des dernières années, visant à le rendre plus attractif et à mieux encadrer cette activité locative. L’élargissement du champ d’application, la possibilité d’amortissement, l’obligation de déclaration au registre du commerce et la possibilité de choisir le régime réel simplifié sont autant de mesures qui ont contribué à rendre le régime LMNP plus intéressant pour les propriétaires de biens meublés. Si vous envisagez d’investir dans ce type de location, il est important de bien comprendre ces évolutions pour en tirer le meilleur parti sur le plan fiscal.

Les changements en matière de location meublée

La location meublée est une forme de location résidentielle de plus en plus populaire. Elle offre aux locataires la possibilité de louer un logement déjà équipé de meubles et d’appareils électroménagers. Cependant, il existe des réglementations spécifiques qui régissent ce type de location, et ces réglementations ont récemment subi des changements importants. Dans cet article, nous examinerons les principaux changements en matière de location meublée et comment ils peuvent influencer les locataires et les propriétaires.

Nouvelles règles fiscales

L’un des changements les plus marquants en matière de location meublée concerne les règles fiscales. Jusqu’à récemment, les revenus tirés de la location meublée étaient considérés comme des bénéfices industriels et commerciaux (BIC). Cela signifiait qu’ils étaient soumis à un régime fiscal différent, avec des avantages spécifiques tels que l’amortissement des meubles et des équipements.
Cependant, avec la mise en place de la loi de finances pour 2020, les revenus de la location meublée sont désormais considérés comme des revenus fonciers. Cela signifie qu’ils sont soumis au régime fiscal des revenus fonciers, avec différentes règles et des taux d’imposition spécifiques. Il est donc important que les propriétaires comprennent ces nouvelles règles fiscales et les appliquent correctement pour éviter d’éventuelles pénalités.

Encadrement des loyers

Un autre changement important concerne l’encadrement des loyers dans certaines zones tendues. Dans ces zones, les loyers des logements meublés sont plafonnés en fonction de différents critères, tels que la localisation, la surface habitable et le confort du logement. Ces plafonds de loyer sont fixés par les municipalités et peuvent être révisés chaque année.
Ceci vise à lutter contre les loyers excessifs et à protéger les locataires en offrant un cadre juridique pour les loyers des logements meublés. Il est essentiel que les propriétaires se renseignent sur les zones concernées par l’encadrement des loyers et respectent les plafonds établis pour éviter d’éventuels litiges.

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Contrat de location

En ce qui concerne le contrat de location meublée, certains changements ont également été introduits. Par exemple, la durée minimale de location pour une location meublée est désormais de 1 an, contre 9 mois auparavant. Cela offre une plus grande stabilité aux locataires et limite les déménagements fréquents.
De plus, les propriétaires sont dans l’obligation de fournir un inventaire détaillé du mobilier et des équipements présents dans le logement. Cet inventaire doit être joint au contrat de location et mentionner l’état de chaque élément. Cela offre une plus grande transparence et permet aux locataires de connaître précisément les meubles et équipements présents dans le logement.

Les changements en matière de location meublée ont un impact notable sur les locataires et les propriétaires. En comprenant et en respectant ces nouvelles règles fiscales, les propriétaires pourront gérer leur location meublée de manière légale et éviter d’éventuels problèmes. De même, les locataires bénéficieront d’un cadre plus stable et de plus de transparence lorsqu’ils louent un logement meublé. Il est donc essentiel de se familiariser avec ces changements et de les intégrer dans sa pratique de location meublée.

Les impacts fiscaux pour les investisseurs en LMNP

Qu’est-ce que le LMNP ?

Le LMNP, ou Loueur en Meublé Non Professionnel, est un statut fiscal permettant aux particuliers de louer un bien immobilier meublé. Ce statut s’applique aux revenus générés par la location de biens immobiliers meublés, tels que des appartements, des maisons, des chambres d’hôtes, des gîtes, etc.

Les avantages fiscaux du LMNP

Le statut de LMNP présente plusieurs avantages fiscaux pour les investisseurs :
1. Régime micro-BIC : Les revenus générés par la location meublée sont imposés dans la catégorie des bénéfices industriels et commerciaux (BIC). Les investisseurs en LMNP peuvent bénéficier du régime micro-BIC qui offre une réduction de la base imposable en appliquant automatiquement un abattement forfaitaire de 50% sur les revenus locatifs. Cela réduit donc la charge fiscale.
2. Récupération de la TVA : Les investisseurs en LMNP peuvent récupérer la TVA sur l’achat d’un bien immobilier neuf ou en l’état futur d’achèvement (VEFA) destiné à être exploité en location meublée. Cette récupération de la TVA permet de réduire le coût de l’investissement initial.
3. Amortissement du bien immobilier : Les investisseurs en LMNP ont la possibilité d’amortir le bien immobilier dans leur déclaration fiscale. Cela permet de réduire le montant des revenus imposables et donc de diminuer la charge fiscale. Il est important de noter que l’amortissement ne peut pas être appliqué sur le terrain.

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Les obligations fiscales du LMNP

Les investisseurs en LMNP ont également certaines obligations fiscales à respecter :
1. Immatriculation au Registre du Commerce et des Sociétés (RCS) : Les investisseurs en LMNP doivent s’immatriculer au RCS s’ils perçoivent plus de 23 000 euros de revenus locatifs par an. Cette immatriculation est obligatoire. Si les revenus locatifs sont inférieurs à ce seuil, l’immatriculation n’est pas nécessaire.
2. Déclaration des revenus : Les investisseurs en LMNP doivent déclarer leurs revenus locatifs dans leur déclaration de revenus annuelle. Ils doivent remplir le formulaire spécifique Cerfa n°2031 pour déclarer leurs bénéfices industriels et commerciaux (BIC).
3. Régime réel : Les investisseurs en LMNP ont également la possibilité d’opter pour le régime réel d’imposition. Ce régime permet de déduire l’ensemble des charges réelles liées à la location meublée, telles que les intérêts d’emprunt, les charges de copropriété, les taxes foncières, etc. Cela peut être avantageux si les charges réelles sont plus élevées que l’abattement forfaitaire de 50% du régime micro-BIC.

Investir en LMNP présente divers avantages fiscaux tels que l’abattement forfaitaire du régime micro-BIC, la récupération de la TVA et la possibilité d’amortir le bien immobilier. Cependant, il est important de se conformer aux obligations fiscales en s’immatriculant au RCS, en déclarant les revenus locatifs et en choisissant le régime d’imposition le plus adapté. Il est recommandé de consulter un expert comptable spécialisé dans le LMNP pour optimiser sa situation fiscale et maximiser les avantages de ce statut.

À Propos de l'autEUR

Pierre Manceau
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