Contentieux sur les A350 : quand Airbus doit un demi-milliard à Qatar Airways

Contentieux sur les A350 : quand Airbus doit un demi-milliard à Qatar Airways

Le conflit qui oppose Airbus à Qatar Airways n’est pas prêt d’atterrir, il est encore à son sommet et devrait avoir quelques belles heures de vol en plus. Le sujet de la discorde ? Une usure accélérée constatée sur la surface de fuselage des A350 vendus par le constructeur d’avions européen. La compagnie qatari n’en démord et exige réparation !

Qatar Airways présente la facture à Airbus

La compagnie aérienne du Golfe avait déjà attaqué l’avionneur européen en justice mi-décembre. La raison ? Une dégradation de la surface des fuselages sur les A350 de sa flotte. Aujourd’hui, elle présente la facture, et ce ne sont pas moins 618 millions de dollars américains que réclame la compagnie du Golfe, soit près de 550 millions d’euros. Airbus a déjà affirmé qu’elle allait démentir les reproches faits par Qatar Airways et avancer les preuves d’une navigabilité plus que fiable concernant les avions en question.

Avant cela, Qatar Airways avait déjà recouru à un arbitrage indépendant pour tenter de trouver une solution favorable à cette affaire. Airbus mettait en avant une « mauvaise interprétation » de la part de son client et, selon elle, cela représentait une « menace sur les protocoles internationaux de sécurité aérienne ». La société européenne regrettait également de devoir prendre une telle mesure, devenue nécessaire afin de défendre sa position et sa réputation, qui peut également influer sur les variations de ses futures en bourse.

A lire aussi:  Pourquoi mon feu rouge reste-t-il constamment allumé ?

L’ASEA soutient Airbus

Le régulateur européen, qui apporte la garantie d’une sécurité irréprochable dans le secteur du transport aérien dans toute l’Europe a annoncé publiquement son soutien à Airbus. L’ASEA fait également part d’un avis tranché et affirme que les informations avancées par la société basée à Toulouse sont exactes.

En effet, il s’avère qu’après avoir enquêté, le régulateur du trafic aérien sur le Vieux Continent donne raison à l’avionneur Airbus. Les A350 livrés présentent bien une dégradation au niveau de la peinture et de la protection, mais selon eux rien n’indique que cela affecte la structure de l’avion ou que cela introduit d’autres risques. Aussi, l’ASEA ne prévoit pas d’émettre de consignes concernant la navigabilité des avions en question.

Des avions au sol

Depuis début août, le régulateur qatari a donné l’ordre à la compagnie phare de son pays de maintenir les 13 avions A350 au sol, en raison de la dégradation rapide des surfaces de fuselage. Pour Airbus, une dégradation de la peinture peut entrainer une exposition du filet métallique intégré qui sert à protéger l’avion de toute frappe éclair sur le fuselage en matériaux composites ? Néanmoins, cela n’aurait pas de conséquence sur la sécurité de l’appareil en plein vol.

Les deux professionnels de l’aviation se retrouvent donc en parfait désaccord, et chacun d’eux semble camper sur ses positions. De plus, Qatar Airways rejette les corrections proposées par le géant de l’aviation mondiale et principal concurrent de Boeing en la matière.

Fin de règne pour l’A380

L’A380, plus gros porteur au monde, nous a quitté. Le mythique avion d’Airbus ne trouvera plus preneur et un jour plus aucun voyageur. Son dernier exemplaire a décollé depuis Hambourg, et il n’en sera plus jamais produit désormais. L’oiseau métallique le plus gros de la planète est maintenant limité en nombre d’exemplaires, dû au fait de son échec commercial auprès de la plupart des compagnies aériennes du globe.

A lire aussi:  Comment changer la pile de la carte de ma Renault ?

Airbus, qui avait estimé que le plus gros avion de ligne du monde allait s’arracher comme des petits pains à raison de 700 exemplaires sur 20 ans, a été forcé de reconnaitre son erreur et de freiner sa production jusqu’à l’arrêter définitivement en 2019, une fois les dernières commandes honorées.

Long de 72m et doté de deux ponts sur toute sa longueur en plus d’une envergure de près de 80m, l’A380 demeure le plus gros avion commercial de l’histoire, devant son principal concurrent : le mythique américain Boeing 747. Ses potentiels 853 passagers étaient censé parcourir jusqu’à 15.000 km en une fois grâce à ses quatre, notamment.

Un marché limité

Du haut de ses 51 années d’existence, le 747 est toujours produit, mais en avion cargo désormais. Le 1573ème et dernier exemplaire de l’histoire est prévu pour 2022, avant de tourner définitivement cette page historique de l’aviation mondiale.

Autres concurrents directs des deux géants que sont Airbus et Boeing : le 787 et l’A350. S’ils ont été pensés pour multiplier les vols moins longs, l’A380 se veut plus de plus grande capacité pour atteindre directement les hub des destinations les plus lointaines. C’est ce dernier point qui semble n’avoir jamais eu l’adhésion des aéroports et de la plupart des compagnies aérienne, mis à part Emirates dont la stratégie commerciale tend clairement vers la massification des usagers. Il sera bien sûr encore exploité de longues années, mais n’aura certainement jamais de successeur au sein de ce marché plutôt limité. Un marché qui a eu raison du bijou poli par Airbus et dont le Covid a précipité une chute qui paraissait déjà inéluctable !

A lire aussi:  Comment se connecter à sfr mon compte

À Propos de l'autEUR

Pierre Manceau
C'est à travers ce blog que je partage tous mes conseils financiers et divers placements pour gagner de l'argent. Ne ratez rien sur la finance en ajoutant mon blog à vos favoris

Laisser un commentaire